Métaphysique d'une fellation.
C'est non sans crainte que je vous avoue que contrairement à ce que pourrait laisser entendre le titre aguicheur choisi, mon intervention ne concernera pas (du moins pas directement) les exercices buccaux qui occupent, par ailleurs, la majorité du temps libre des femmes. Je pourrais me répandre en excuses d'avoir usé de ce vicieux subterfuge, mais ce n'est pas tellement mon genre. Il me semblait nécessaire de commencer par cette petite note afin que mes amis les monomanes de la fellation ne soient pas trop déçus.
Maintenant que j'ai précisé de quoi l'article ne traiterait pas, recentrons-nous. La question du jour est la suivante : qu'y a-t-il de plus compliqué dans les relations amoureuses ? Il ne s'agit pas ici de faire un top 5 des lieux communs les plus convenus (avec en numéro 1 : "Non mais de toute façon, pour trouver, il faut pas chercher" suivi de très près par "toutes des putes"), mais plutôt de s'interroger sur les questions essentielles qui devraient occuper une place éminente dans le jugement de mes semblables (pas les catins, les filles ).
La question qui me turlupine particulièrement en ce moment est la suivante : pour une heureuse propriétaire d'un vagin, et accessoirement d'une bouche, est-il plus douloureux de se voir accepter un deep throat ou bien de s'entendre dire "assieds-toi faut qu'j'te parle, tu vas passer tes journées dans le noir..." ; tout ça parce qu'elle a refusé la pratique susnommée ? J'ai essayé de répondre à cette question existentielle, et il se trouve qu'aussi peu friande de cet usage que je puisse être, j'ai toujours eu une pente naturelle à choisir la violence physique (superficielle et éphémère) à la souffrance plus profonde.
En effet, n'est il point préférable de supporter une pratique que nous pourrions qualifier d'étrange que d'essuyer une déception amoureuse en étant taxée de "manque d'ouverture d'esprit" ? Après, vous pouvez me dire que la vraie question qui se pose ici est plutôt celle de savoir si demander à l'autre de repousser ses limites est une preuve de non-amour, mais ce n'est pas mon objet présentement, et c'est d'un tel conformisme.
Au final, je demanderai juste à mes compagnes femmes de se poser la question, consciente que la solution que je propose pour sauver les couples contemporains n'est pas facile à avaler.
Post scriptum destiné à mes amis les hommes, car vous l'aurez bien compris, cet article était fait pour vous aider : si avec tout ça, si après mon plaidoyer complet et plus que convaincant pour tenter de légitimer deep throat, double pénétration et Cie, vous n'arrivez pas à infléchir la décision de vos chères et tendres, je ne peux plus rien pour vous.